Un parfum d’identité

L'odeur de l'identité

Parce qu'une odeur fait partie intégrante de soi, qu'elle peut définir toute une personne, un trait d'une identité...

Je vous l’ai déjà dit, j’ai toujours été accro aux odeurs. Les odeurs de lessives, les odeurs des vieux livres qui ont toute une histoire derrière eux et souvent le grenier comme habitat, les odeurs de maison, qui en disent beaucoup sur ses habitants, animaliers ou non…

Et puis bien sûr, les odeurs de fleurs, de plantes, de la vie : celle du goudron chaud sous la pluie, de la forêt humide, de la boulangerie…

Et enfin : parlons parfum. Celui que l’on achète, celui que l’on créé, celui que l’on se met au creux du poignet. Ce petit trait discret, invisible, mais présent, que l’on retient.

Ce qu’il y a de plus beau je trouve dans tout cela, c’est sans nulle doute le pouvoir de la mémoire olfactive. Il suffit de sentir une odeur que l’on a connu pour revoir une personne, un moment, un souvenir. Et ça, c’est de loin un instant de magie. C’est sûrement pour cela que je passe mon temps à chercher le parfum que je souhaite porter. Et au fur et à mesure des années, il a bien changé…

Il a connu la lessive OMO fleurs de lilas, et L’Amour de Kenzo, et avant ça comme tout le monde, les fleurs de cerisiers de L’occitane… Il est tombé amoureux de Chloé, parce que c’est un passage obligé,  et puis il l’a trompé avec La parisienne qui tendait les bras ouvert au monde entier, et en cherchant à se distinguer, il s’est promené dans le Jardin de Monsieur Li où il a rejoint Hermès. Plus féminin, plus marqué. Quel Don Juan : pas mieux que la gente masculine au complet qui butinent de fleurs en fleurs. Et enfin…

Il a fallu de nouveau chercher. Chercher un parfum que l’on retient mais que l’on trouve nulle part ailleurs, car si il est vrai qu’il est identitaire, je ne veux pas le trouver ailleurs, ou je ne veux pas être assimilée à une autre personne, à un autre souvenir que celui que je m’efforce de créer chaque jour. Alors j’ai misé sur les plus grands nez, les grands parfumeurs… Et c’est alors que j’ai vu s’envoler toutes les limites du porte-monnaie pour trouver cette touche d’indéfinissable charme qui ajoute sa note à mon harmonie, à une gamme.

Si Ambre Nuit de la collection privé de Dior a fait succombé plusieurs amies, c’est Penhaligon’s qui a su émoustiller mon nez. Avec une collection toute aussi privée : celle des portraits. Etonnamment, si c’est la fille : Duchess Rose qui se prête au jeu de l’été pour un parfum de parterre de roses inégalé, c’est le patriarche Lord Georges qui reste indéniablement le favori. Lord Georges qui est capable, avec son mélange de savon à barbe, de fève tonka  et de cognac, d’exciter tous mes sens et de me rendre accro à lui. Si il y a bien un parfum capable de magie sur moi, c’est lui…

Alors certes, il a fallu attendre d’avoir les économies et les couilles de franchir le cap car c’est un plaisir olfactif à 225€ dont je vous parle là. Mais quel délice d’être avec mon amoureux tous les jours, mon Lord Georges pour toujours.

Jø

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